La durée du mandat présidentiel a été prestement réduite après les magistères des présidents Senghor et Diouf qui ont successivement duré 20 ans et 19 ans. S’en suivent les présidents Wade et Sall qui ont  aussi gouverné le Sénégal pendant 12 ans. Cette courbe en dents de scie démontre à suffisance  l’évolution de la démocratie  sénégalaise   des indépendances à nos jours.

L’histoire politique du Sénégal procède d’une courbe en dents de scie. Le Président Senghor a en effet posé les fondements de la Nation Sénégalaise.

C’est en cela d’ailleurs que la Première Institution de notre pays  a été baptisée « Père de la Nation ».

Et le seul hic  de Senghor, c’est qu’il ne pouvait rien faire pour son pays  en dehors de la France. Diouf lui emboîte le pas dans un contexte politique où presque l’intérim du pouvoir lui a été cédé sur un plateau d’argent.

La présidentielle suivante, Diouf rafle la mise et devient de facto un chef d’Etat élu au suffrage universel.

Le multipartisme qui a consacré la pluralité des partis politiques est à son actif. D’ailleurs pour mettre à l’aise tous les candidats déclarés à la présidentielle à l’époque, Diouf avait vertement fait savoir que « Diaka dia gui,ku mana nod, nodal »(la mosquée est là, celui qui peut appeler les fidèles à la prière, qu’il le fasse librement).

C’est ainsi qu’en 2000,Wade le succéda à la tête du pays. Ce dernier va en effet renforcer la démocratie Sénégalaise  en suscitant le pluralisme médiatique et en procédant au renforcement des acquis démocratiques à tous les niveaux de la vie nationale.

Certes, il a connu des ratés dans sa gestion du pays mais cela n’a pu entacher sa stature de démocrate chevronné. Et comble du destin, en 2012,le plus jeune Président de notre pays, Macky Sall lui succède à la tête de l’Etat.

Mais depuis, c’est le retour à la case de départ. Les libertés des citoyens sont bafouées à tout-va, les opposants emprisonnés à tour de rôle et les candidats à la présidentielle écartés de la course.

Pendant que ses proches trempés dans des scandales financiers, se vautrent sereinement sous son aisselle protectrice. Et les deniers rapports de l’Inspection générale d’Etat (Ige)  sont assez éloquents pour témoigner de l’impunité érigée en système par le Macky.

Même si  la pandémie à coronavirus a presque plombé l’économie de notre pays,il n’en demeure pas moins vrai que le sillage historique de notre pays des indépendances à nos jours a été maqué par les présidents Senghor, Diouf, Wade  et Sall  !